Testament de Louis XVI.

Testament de Louis XVI.
Demain matin à 12.15 sera célébrée une messe à Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris, paroisse des Roys de France, parmi des dizaines d'autres messes partout en France pour la commémoration de la mort de notre défunt roy martyr Louis XVI.
Pour
cette même occasion, j'ai décidé, étant en sa possession, de vous faire part du testament de Louis XVI, écrit le 25 décembre 1792, un mois avant sa décapitation. L'écrire sur internet est bien différent de le tenir entre ses mains, sur quatre pages, on ne peut observer que deux ratures...
Je vous livre san
s plus de délibération ce chef-d'oeuvre d'innocence et de foi, ce monument d'intelligence et de loyauté.


"
Au nom de la très-sainte Trinité, du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.


Aujourd'huy , vingt-cinquième jour de décembre mil sept cent quatre-vingt douze, moi, Louis XVIe du nom, Roy de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même, depuis le 11 du courant, avec ma famille; de plus impliqué dans un procès dont il est impossible de prévoir l'issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n'ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m'adresser, je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d'après ses mérites, mais par ceux de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui s'est offert en sacrifice à Dieu son Père pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

Je meurs dans l'union de notre Sainte Mère l'Eglise catholique, apostolique et romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés; je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le symbole et les commandements de Dieu et de l'Eglise, les sacrements et les mystères tels que l'Eglise Catholique les enseigne et les a toujours enseignés; je n'ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d'expliquer les dogmes qui déchirent l'Eglise de Jésus-Christ, mais je m'en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m'accorde vie, aux décisions que les supérieurs ecclésiastiques unis à la sainte Eglise Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l'Eglise suivie depuis Jésus-Christ. Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent être dans l'erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ, suivant ce que la charité chrétienne nous enseigne.

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés; j'ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m'humilier en sa présence, ne pouvant me servir du ministère d'un prêtre catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite et surtout le repentir profond que j'ai d'avoir mis mon nom (quoique cela fût contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l'Eglise catholique à laquelle je suis toujours resté uni de coeur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s'il m'accorde vie, de me servir aussitôt que je pourrai du ministère d'un prêtre catholique pour m'accuser de tous mes péchés et recevoir le sacrement de pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d'avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou ceux à qui j'aurais pu avoir donné de mauvais exemple ou des scandales, de me pardonner le mal qu'ils croient que je peux leur avoir fait.

Je prie tous ceux qui ont de la charité d'unir leurs prières aux miennes pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont faits mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle ou par un zèle malentendu m'ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu ma femme, mes enfants, ma soeur, mes tantes, mes frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants, et ma soeur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s'ils viennent à me perdre, et tant qu'ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme, je n'ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux; je lui recommande surtout d'en faire de bons chrétiens et d'honnêtes hommes, de ne leur faire regarder les grandeurs de ce monde-ci (s'ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l'éternité. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants et de leur tenir lieu de mère s'ils avaient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre par moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle, si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu'ils doivent à Dieu, qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu'elle se donne pour eux, et en mémoire de moi, je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir Roy, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve ; qu'il ne peut faire le bonheur des peuples qu'en régnant suivant les lois; mais, en même temps, qu'un roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son coeur, qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire; et qu'autrement, étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile.

Je recommande à mon fils d'avoir soin de toutes les personnes qui m'étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés; de songer que c'est une dette sacrée que j'ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi, je sais qu'il y a plusieurs personnes qui m'étaient attachées qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l'ingratitude mais je leur pardonne (souvent dans les moments de trouble et d'effervescence, on n'est pas maître de soi); je prie mon fils, s'il en a l'occasion, de ne songer qu'à leur malheur.

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m'ont montré un véritable attachement et désintéressé. D'un côté, si j'étais sensiblement touché de l'ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n'avais jamais témoigné que des bontés, à eux, à leurs parents ou amis; de l'autre, j'ai eu de la consolation à voir l'attachement et l'intérêt gratuit que beaucoup de personnes m'ont montrés. Je les prie de recevoir tous mes remerciements. Dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement; mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la nation si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM. de Chamilly & Hue, que leur véritable attachement pour moi avait porté à s'enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je leur recommande aussi Cléry, des soins de qui j'ai eu tout lieu de me louer depuis qu'il est avec moi. Comme c'est lui qui est resté avec moi jusqu'à la fin, je prie messieurs de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J'ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes: que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM. de Malesherbes, Tronchet & de Sèze de recevoir ici tous mes remerciements et l'expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu'ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu, et prêt à paraître devant lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.


Fait double à la tou
r du Temple,

Le 25 décembre 1792.


LOUIS."

# Posted on Tuesday, 20 January 2009 at 8:46 AM

Quelques réformes faites par Louis XVI.

Bonjour à toutes et à tous.

Effectivement, cela fait quelques temps que je n'ai pas écrit de nouvel article ou même que je suis venu administrer mon blog... Non pas par manque de volonté, mais plutôt par manque de temps. Je ne vous raconterai pas ma vie, mais étant en prépa Sciences-Po, j'ai peu de temps pour moi.

A l'approche de l'anniversaire de la mort de notre défunt Roy Louis XVI, je vous propose ici une série de réformes qu'il a impulsées et instaurées durant son règne. Je tiens à signaler que je n'ai pas inventé ces réformes, mais qu'elles sont bel et bien historiques, vous pouvez les consulter vous-mêmes sur internet sur des sites historiques ou gouvernementaux.

Louis XVI décida de soulager son peuple, en le dispensant du "droit de joyeux avènement", impôt perçu à chaque changement de règne.

Louis XVI créa le corps des pompiers.

Louis XVI autorisa l'installation de pompes à feu, pour approvisionner Paris en eau de manière régulière...

Louis XVI créa un mont-de-piété à Paris pour décourager l'usure et venir en aide aux petites gens.

Louis XVI décida d'aider l'abbé de l'Epée dans son oeuvre pour l'éducation des « Sourds-muets sans fortune » auxquels il enseignait un langage par signes de son invention.

Louis XVI participa à la création et au financement de l'école de Valentin Haüy pour les aveugles, aujourd'hui Institut Nationale des Jeunes Aveugles.

Louis XVI donna aux femmes mariées et aux mineurs de toucher eux-mêmes leurs pensions sans demander l'autorisation de leur mari ou tuteur.

Louis XVI ordonna aux hôpitaux militaires de traiter les blessés ennemis « comme les propres sujets du Roi », 90 ans avant la première Convention de Genève.

Louis XVI fit abolir le servage et la mainmorte dans le domaine royal, et le droit de suite qui permettait aux seigneurs de faire poursuivre les serfs ou mainmortables qui quittaient leur domaine.

Louis XVI ordonna l'abolition de la question préparatoire et préalable (torture).

Louis XVI accorda le premier le droit de vote aux femmes dans le cadre de l'élection des députés de l'assemblée des Etats-Généraux.

Louis XVI fit construire à ses frais des infirmeries « claires et aérées » dans les prisons.

Louis XVI s'inquiéta du sort qui était réservé aux prisonniers détenus en préventive de par leur inculpation, avant leur procès. Par ailleurs, il décida de leur accorder une indemnité ainsi qu'un droit d'annonce dans le cas où leur innocence serait reconnue lors de leur procès.

Louis XVI supprima de très nombreuses charges de la maison du Roi (plus d'un tiers).

Louis XVI permit aux femmes d'accéder à toutes les maîtrises.

Louis XVI finança tous les aménagements de l'Hôtel-Dieu pour que chaque malade ait son propre lit individuel.

Louis XVI employa le premier l'expression de " justice sociale ".

Louis XVI fonda un hôpital pour les enfants atteints de maladies contagieuses, aujourd'hui nommé Hôpital des Enfants-Malades.

Louis XVI créa le Musée des Sciences et Techniques, futur centre national des Arts et Métiers.

Louis XVI fonda l'école des Mines le 19 mars 1783.

Louis XVI aida financièrement les expériences de Jouffroy d'Abbans pour l'adaptation de la machine à vapeur à la navigation.

Louis XVI exempta les juifs du péage corporel et autres droits humiliants, fit construire les synagogues de Nancy et de Lunéville et permit aux juifs l'accès à toutes les maîtrises dans tout le ressort du Parlement de Nancy.

Louis XVI accorda sept millions de francs de l'époque aux victimes du froid excessif en 1784.

Louis XVI accorda des pensions de retraite à tous ceux qui exerçaient une profession maritime.

Louis XVI créa le droit de propriété des auteurs et compositeurs de musique.

Louis XVI accorda l'état-civil aux protestants.


J'espère que cette petite liste non exhaustive montrera à certains que Louis XVI n'était pas un simplet, benêt, fan de serrures, idiot, tyrannique ou impotent. Réfléchissez maintenant avant de parler de Louis XVI! Et maintenant, à votre avis, d'où vient l'Etat-providence?...


Domine fac salvum Regem.
Quelques réformes faites par Louis XVI.

# Posted on Sunday, 18 January 2009 at 9:58 AM

Edited on Sunday, 18 January 2009 at 10:09 AM

Le Sacerdoce: donner sa vie à Dieu, c'est la donner aux autres.

Le Sacerdoce: donner sa vie à Dieu, c'est la donner aux autres.
Je vous met cette petite vidéo qu'un ami m'a envoyé sur ce me blog, je ne sais pas qui il est, mais je l'en remercie de tout coeur, il ne peut pas savoir combien cette vidéo compte pour moi, elle m'a ému jusqu'aux tripes... Elle résume ts bien la vocation de prêtre!

J'
ai été profondément ému par cette vidéo donc, car elle me concerne directement, c'est en effet le choix que je pense faire pour ma vie future... Si vous voulez en parler avec moi, il n'y a absolument aucun problème.


E
ncore une fois, je ne sais qui m'a envoyé cette vidéo, mais je le remercie d'exister, je le remercie pour cette superbe vidéo qui m'apporte un peu de confort et un peu de réponses à un moment où j'en avais besoin.

Pour voir la vidéo, c'est ici!

Je vous salut tous avec une grande joie et vous dis à bientôt!

FSS
En UDP
VDVRVF

# Posted on Monday, 26 May 2008 at 4:07 PM

Edited on Monday, 26 May 2008 at 4:34 PM

Mai 1968: la libération sexuelle ou de l'asservissement animal.

L'enterrement de l'amour
(Par Jacques de Guillebon et Falk van Gaver)


Vivre sans temps morts et jouir sans entraves. Ce slogan programmatique de Mai 68, si séduisant et si facile, est entré en application progressive depuis quarante ans: nous avons eu la contraception, l'avortement, l'amour libre, la facilitation du divorce, la diffusion du concubinage, la reconnaissance de l'homosexualité, etc., autant de "libérations" qui ont montré et montrent toujours davantage, à mesure que le processus s'accélère et entraîne tout sur son passage (selon le fameux effet "boule de neige", la dynamique de l'emballement idéologique), ses effets pervers. Misère morale, misère sociale, misère affective, misère sentimentale, misère sexuelle, misère amoureuse.


Le grand mensonge de la libération sexuelle a mené à l'aliénation sexuelle, de même que l'illusion de l'émancipation de la femme a conduit à sa chosification barbare et marchande. Du féminisme à l'étalage pornographique, le raccourci est saisissant . Du "jouir sans entraves", on est vite passé au "jouir sur commande", zappette en main. Et puisque Thanatos n'est jamais loin d'Eros, voyons où nous mène le "vivre sans temps morts": suicide, euthanasie, culture de mort. Mort, où est ton dard, où est ta victoire? Aujourd'hui, partout, dans toutes les interstices de la vie, jusqu'à l'intimité sexuelle où ce qui donne la vie est changé en ce qui cause la mort.
Mais sans doute, le désastre n'étant pas assez complet, il faut aller plus loin, toujours plus avant dans l'émancipation de l'humanité de l'oppression biologique qu'elle subit: gender studies (études de genre) à l'appui, soutenons le droit au transsexualisme, garanti par la loi et remboursé par la Sécurité sociale... Et ainsi, de nihilisme en nihilisme, parviendrons-nous à affranchir l'humanité du dernier obstacle à sa liberté: elle-même. "Au nom de rien on supprimera l'homme;
On supprimera le nom de l'homme;
Il n'y aura plus de nom;
Nous y sommes
." (Armand Robin) Un demi-siècle qui a commencé par déclarer que "la langue est fasciste" (Roland Barthes) ne peut que finir par trouver fasciste la condition humaine elle-même - cette contrainte insurmontable. Le sexualisme soixante-huitard, l'idéologie sexuelle de la société de consommation, sous ses appels à la jouissance et au plaisir, révèle sa vraie nature: un nihilisme négateur de la chair, de sa beauté propre comme de ses servitudes. Une aliénation déguisée en émancipation - une fois de plus. Une négation grimée en affirmation. De "l'esprit qui toujours nie", le oui est encore un non. Le pansexualisme contemporain est tout sauf une défense et illustration du sexe, du plaisir, du désir, de la jouissance. Il est leur réduction à un subjectivisme consumériste, à une mécanique hédoniste vouée à l'insatisfaction et à la perversion. L'érotisme spectaculaire de l'époque n'est qu'une pornographie vénale.
Voici le temps du sexe triste et du coït solitaire - plus solitaire encore à mesure qu'on multiplie les partenaires. Masse et solitude vont de pair. En toute chose, on a congédié le visage, la personne, le temps, la durée, l'attente, le don sans retour, l'engagement, la fidélité - on a cru libérer le sexe, on n'a fait que licencier l'amour. Lui préférant la fausse intensité d'expériences passagères qui sont autant d'échecs, Quantité n'a jamais remplacé qualité.


L'idéologie hédoniste et son impératif catégorique de jouissance - voire de performance -, voilà le grand tue-l'amour de notre temps. "Je jouis, donc je suis". Le nombrilisme a toujours existé, mais jamais il ne s'est autant affiché, glissant sous la ceinture qui plus est. Narcisse aujourd'hui ne mire plus son visage - mais son vit, oh qu'il est petit! Mai 68, ou l'enterrement de l'amour.
On se souvient que Léo Ferré chantait Amour anarchie. Mais on a oublié que le pouvoir libérateur de la passion ne s'exerce que s'il existe des normes à dépasser. Aujourd'hui, on cherche ces normes en vain. Tout est permis et donc rien n'est amoureusement possible. Le coeur n'a plus de raisons secrètes quand la raison s'est affectée.
Dans un monde en totale ébullition, où les hommes cherchent sans arrêt à s'oublier dans le divertissement, l'amour ne pourra se perpétuer, et avec lui l'âme humaine, que s'il redevient ce qu'il est, c'est-à-dire le fondement stable et indestructible de notre humanité. Le paradoxe est qu'il ne suffit pas pour cela que d'un mot et du courage de s'y tenir. Bernanos écrivait, il y a maintenant longtemps: "Je voudrais que la jeunesse de France fasse le serment de ne plus mentir." Ne serait-ce pas le moment, ne serait-ce pas la tâche de cette génération?



L'héritage de Mai


On n'a pas fini d'entendre parler des quarante ans de Mai 68. J'avais 5 ans. Mais j'ai le souvenir que mon père, qui avait délaissé sa Sicile natale dans un état de désolation, ne comprenait guère ce qu'il appelait une révolte de petit bourgeois. Je ne reconnais qu'un seul mérite à ce mouvement, c'est d'avoir introduit, en effet, des espaces de liberté individuelle dans une société corsetée. Avec le recul, la génération de Mai 68 fut bénie des dieux. Les leaders les plus charismatiques du mouvement de Mai 68 ont mangé la soupe capitaliste des "trente glorieuses" dans laquelle ils n'ont eu de cesse de cracher au nom d'une critique hystérique du capitalisme. Ils ont rejeté des parents qui avaient connu les privations, la guerre et la souffrance. Ils ont laissé pousser des enfants sans cadre sous prétexte de ne rien interdire et d'expérimenter des méthodes pédagogiques progressistes. les porte-parole de cette génération gâtée, non contents d'avoir profité de cette miraculeuse conjonction d'avantage, terrorisent toujours les âmes. Et ceux qui ont le malheur de ne pas se conformer à ce format sont immédiatement traités de fascistes ou de réactionnaires. Et pourtant, ils devraient faire preuve de plus de modestie. D'abord, ils sont totalement trompés dans leur lecture de l'histoire, cautionnant les pires régimes politiques. Ensuite, pour la première fois dans l'histoire de notre pays, une génération a été incapable de transmettre le flambeau de la prospérité, la croyant acquise. Quelle dignité peuvent avoir les parents qui laissent des factures à leurs enfants alors qu'ils ont eux-mêmes hérité d'un véritable trésor? Car ils sont nés dans un pays riche et ils laisseront un pays en voie de sous-développement. Mais ils n'auront jamais le courage de l'admettre et ils sauront toujours trouver des boucs émissaires: c'est la faute au grand capital! Diantre, quelle trouvaille pour ces esprits pétris de dialectique et ces experts en langue de bois. Par pudeur, au lieu de célébrer dans la rue cet anniversaire pittoresque, taisez-vous enfin, cessez de donner des leçons!
Jean-Louis Caccomo.



Des dégâts immenses

On ne cesse d'entendre parler de 68 et de ses innombrables bienfaits. C'est en oublier tous ses méfaits, à commencer par les dégâts immenses qu'il a provoqué sur l'éducation nationale, avec ce refus de la transmission des connaissances, de l'autorité et de la sélection. On n'a pas fini d'en payer la facture, ou plutôt nos enfants et nos petits-enfants.
F. Michel.


Mai 68 est toujours là

Beaucoup de personnes pensent que 68 est oublié, passé par pertes et profits, que tout est rentré dans l'ordre. Quelle erreur! Si tout le monde s'est plus ou moins converti à l'économie de marché, que dire du point de vue social: l'esprit de Mai continue de régner en maître.
V. Chanet.


Cette série d'articles est parue dans le Valeurs Actuelles de la semaine du 11 au 17 avril 2008.
Mai 1968: la libération sexuelle ou de l'asservissement animal.

# Posted on Friday, 09 May 2008 at 4:20 AM

Edited on Friday, 23 May 2008 at 3:38 PM

Faisons le point.

Faisons le point.
Après quelques altercations avec des internautes, je tiens à mettre au point certaines choses:

Je
sais que, visiblement, certains d'entre vous se sentent choqués, agressés ou rabaissés par ce que je dis. Or là n'est absolument pas mon but, premièrement, et mon intérêt deuxièmement. Comme j'aime à le demander: si vous voyez un quelconque intérêt, un quelconque profit pour mes croyances, pour mes opinions politiques ou même pour moi de parler irrespectueusement en rabaissant systématiquement les autres, je vous prie de bien vouloir me le faire connaître, car ce sera plus facile pour moi que de vous parler en vous RESPECTANT et après de me faire taxer de connard, de fasciste, d'élitiste, de pauvre con ou de prétentieux. J'ai écrit dans ma présentation de blog que "vous avez le droit de ne pas être d'accord avec moi, et c'est là votre droit le plus absolu. Je le respecte parfaitement, alors je vous demanderai que cela soit réciproque. TOUS les commentaires seront autorisés." Encore une fois, j'appuie sur ce que j'ai dit: je respecte parfaitement chacun d'entre vous ainsi que vos opinions, vous pouvez discuter de n'importe quoi, du moment que ça reste dans le domaine du correct et du respectueux. Je vous le dis avec la plus sincère honnêteté: je n'ai jamais cherché à descendre ou à ridiculiser quelqu'un par pur principe ou par pur amusement, j'ai bien mieux à faire.
C
ontrairement à ce que certains ont pu laisser entendre aussi, j'estime être quelqu'un d'ouvert d'esprit car je connais quand même peu de royalistes catholiques pratiquants qui écoutent du rock, du punk, du métal ou du hip-hop, qui ont 6 de leurs meilleurs amis qui sont socialistes ou communistes et qui habitent dans une banlieue pas forcément modèle. Ne serait-ce que le fait que je fasse un blog qui autorise tous les commentaires montre bien que je laisse chacun s'exprimer (parfois à ses risques et périls), sinon, autant ne pas faire de blog.
Je sais aussi que pour certain, je vous parait être un crétin imbu de sa personne qui croit détenir la vérité absolue. Or c'est parfaitement faux, je n'ai jamais pensé une telle sottise, et je ne le fais toujours pas, je sais parfaitement que ce que je pense, ce en quoi je crois et ce pour quoi je lutte peut être parfaitement faux ou idéaliste. D'ailleurs, si quelqu'un trouve un individu qui détient ou qui a détenu toute la véri (à part Jésus bien sûr), je vous demanderai de me communiquer son nom.
Je vous demande aussi de faire attention à ce que j'écris et à ce que je dis. Vous savez tous parfaitement qu'internet, en particulier les blogs, est sujet à quiproquos ou malentendus. Vous savez tous aussi qu'internet est le meilleur outil pour faire passer un message de manière erronée et pour induire les personnes dans l'erreur. Alors je vous demanderai à tous (en particulier aux opposants) de vous y reprendre à deux fois avant de m'insulter ou de me critiquer, car la plupart du temps, vous vous méprenez totalement sur le sens de ce que je veux dire. Mais je comprends aussi parfaitement que mes paroles puissent être ambiguës, c'est pourquoi je m'engage à être plus clair et plus concis dans mes réponses et dans mes écrits. Alors plutôt que de croire que c'est tout le temps de ma faute, que c'est continuellement moi qui ai tord, je vous demande de mettre de côté votre égo et de vous remettre un peu en question, car en effet, certains articles ou certains commentaires partent en "sucette" pour rien (Machin m'en est témoin) parce que certains peuvent mal comprendre ce que je dis.
Je vous
demanderai enfin de vous calmer avec vos jugements de valeur sur ma personne car aucun de ceux qui l'ont fait ne me connaissent réellement, aucun de ceux qui l'ont fait se sont intéressés à moi par d'autres chemins que la politique ou la religion et car aucun de ceux qui l'ont fait n'ont gardé les cochons avec moi. Critiquer c'est connaître, juger c'est comprendre. J'espère avoir été clair.

En
conclusion, à vous tous qui avez pu être offensé par mes propos, je vous présente mes plus humbles et sincères excuses car je n'ai jamais désiré me mettre à dos des gens, je pense que vous comprendrez parfaitement que j'ai d'autres choses plus lucratives et ludiques à faire.


Me
rci de votre attention, à bientôt.

P.S.: pour ceux qui trouvent que mes articles ou mes commentaires sont trop longs, je suis navré de vous dire que je ne peux pas y faire grand chose car c'est comme cela que je m'exprime, j'ai toujours beaucoup de choses à dire, ne m'en tenez pas rigueur.


In C
hristo Rege.
VDVRVF

# Posted on Monday, 21 April 2008 at 11:43 AM