Jean-Paul Huchon: l'art du "gaspillage utile".

Je voudrai juste vous faire part d'un article assez accablant que j'ai lu dans Valeurs Actuelles. Cet article concerne notre président du conseil régional d'Île-de-France, le socialiste Jean-Paul Huchon. Mais jugez plutôt par vous-mêmes:

"Présidé par le socialiste Jean-Paul Huchon, le conseil régional d'Île-de-France multiplie, cette année encore, les subventions les plus farfelues en de son champ de compétence. Quelques exemples...
- 20 000 euros attribués à la Société français d'odonatologie pour la réalisation de l'inventaire des libellules en Île-de-France;
- 7 500 euros pour une thère sur "la transformation des formes d'autorité chez les Inuits du Nunavik";
- 7 500 euros pour une étude sur "l'histoire de la chevelure et de la pilosité";
- 7 500 euros pour une thèse sur "l'ascension et le déclin du mouvement spontanéiste armé en Italie (1977-1982)"
- 7 500 euros pour une thèse sur "les musiciens dans les mouvements dissidents en Tchécoslovaquie: la musique comme moyen d'expression de la contestation politique";
- 6 000 euros pour le Festival du film Images mouvementés du comité Attac Paris;
- 1 500 euros pour le soutien au "développement de l'activité de voyance"..."

Si vous vous demandez où part votre argent, et que votre municipalité est dirigé par un socialiste, ne cherchez plus très loin...

[ Je répondrai aux commentaires demain, je suis absolument mort, veuillez encore m'excuser ]

Pro Fide et Patria.
Jean-Paul Huchon: l'art du "gaspillage utile".

# Posté le jeudi 17 avril 2008 15:26

Modifié le jeudi 17 avril 2008 15:44

Navré, chers amis!

Navré, chers amis!
Je suis absolument désolé de l'inactivité de mon blog ces temps-ci, mais j'ai ma deuxième série de bacs blancs qui commence demain et s'achève mercredi. Jusqu'à ce jour, le blog sera donc en "stand by" jusqu'à ce que j'ai enfin le temps et les moyens de produire un nouvel article.

Je vous remercie en tous les cas tous pour vos visites et vos commentaires auxquels je me ferai un plaisir de répondre dès que j'en aurai le temps (et je précise que mes réponses s'adresseront à ceux qui ont laissé un commentaire et qui n'ont pas eu de réponse de ma part).

Je vous prie encore de bien vouloir m'excuser.
Je vous souhaite une bonne fin de journée et un bon week-end à tous, en espérant que le retour des beaux jours soit, cette fois-ci, durable!


FSS
En UDP
Domine Salvam Fac Regem.

# Posté le vendredi 11 avril 2008 13:16

Modifié le vendredi 11 avril 2008 13:27

Dynastie des roys de France.

Dans cet article, je vais vous énumérer, pour votre culture personnelle ^^ , la liste des Roys de France, à partir de Clodion le Chevelu.


Dans la dynastie des Mérovingiens:

- Clodion le Chevelu, Duc des Francs saliens : 428-448
- Mérovée, Duc des Francs saliens: 448-457
- Childéric, Duc et Roi des Francs saliens : 457-481
- Clovis, Roi des Francs : 481-511
- Clotaire 1er, Roi de Neustrie
* puis Roi des Francs à partir de 558 : 511-561
- Caribert, Roi de Paris : 561-567
- Gontran, Roi de Bourgogne et Roi de Paris à partir de 584 : 561-593
- Chilpéric 1er, Rois de Neustrie : 561-584
- Sigebert 1er, Roi d'Austrasie
** : 561-575
- Clotaire II, Roi de Neustrie, Roi de Paris puis Roi des Francs à partir de 613 : 584-629
- Dagobert 1er, Roi des Francs : 629-639
- Sigebert III, Roi d'Austrasie : 639-656
- Clovis II, Roi de Neustrie et de Bourgogne puis Roi d'Austrasie à partir de 656 : 639-657
- Clotaire III, Roi de Neustrie et de Bourgogne : 657-673
- Thierry III, Roi de Neustrie : 673-691
- Clovis III, Roi de Neustrie, de Bourgogne et d'Austrasie : 691-695
- Childebert IV, Roi des Francs (en fait uniquement en Neustrie) : 695-711
- Dagobert III, Roi des Francs (en fait uniquement en Neustrie) : 711-715
- Chilpéric II, choisi comme Roi par la Neustrie puis Roi des Francs à partir de 719 : 715-721
- Clotaire IV, Roi d'Austrasie : 717-719
- Thierry IV, Roi des Francs : 721-737
- Charles Martel, Maire du Palais (pas de roi à cette époque), gouverne l'Austrasie depuis 717 puis tout le royaume Franc à partir de 721 : 737-741
- Childéric III, Roi des Francs : 743-751


Dans la dynastie des Carolingiens et ancêtres des Capétiens:

- Pépin le Bref, Roi des Francs : 751-768
- Charles Ier le Grand ou Charlemagne, Roi des Francs puis Empereur d'Occident à partir de 800 : 768-814
- Louis 1er le Pieux ou le Débonnaire, Empereur d'Occident : 814-840
- Charles II le Chauve, Roi de France puis Empereur d'Occident à partir de 875 : 843-877
- Louis II le Bègue, Roi de France : 877-879
- Louis III et Carloman II, Rois de France : 879-882 et 879-884
- Charles III le Gros, Régent de France et Roi d'Italie et d'Allemagne : 884-887
- Eudes, Roi de France : 888-898
- Charles III le Simple, Roi de France : 898-923
- Robert 1er, Roi de France : 922-923
- Raoul, Roi de France : 923-936
- Louis IV d'Outremer, Roi de France : 936-954
- Lothaire, Roi de France : 954-986
- Louis V le Fainéant, Roi de France : 986-987


Dans la dynastie des Capétiens:
Capétiens directs:

- Hugues Capet, Roi de France : 987-996
- Robert II le Pieux, Roi de France : 996-1031
- Henri 1er, Roi de France : 1031-1060
- Philippe 1er, Roi de France : 1060-1108
- Louis VI le Gros, Roi de France : 1108-1137
- Louis VII le Jeune, Roi de France : 1137-1180
- Philippe II Auguste, Roi de France : 1180-1223
- Louis VIII le Lion, Roi de France : 1223-1226
- Louis IX ou Saint-Louis, Roi de France : 1226-1270
- Philippe III le Hardi, Roi de France : 1270-1285
- Philippe IV le Bel, Roi de France : 1285-1314
- Louis X le Hutin, Roi de France : 1314-1316
- Jean 1er le Posthume, Roi de France : 4 jours en 1316
- Philippe le Long, Roi de France et de Navarre : 1316-1322
- Charles IV le Bel, Roi de France et de Navarre : 1322-1328


Valois:

- Philippe VI de Valois, Roi de France : 1328-1350
- Jean II le Bon, Roi de France : 1350-1364
- Charles V le Sage, Roi de France : 1364-1380
- Charles VI le Bien-Aimé ou le Fol, Roi de France : 1380-1422
- Charles VII le Bien-Servi ou le Victorieux, Roi de France: 1422-1461
- Louis XI le Prudent ou l'Universelle Aragne, Roi de France: 1461-1483
- Charles VIII l'Affable, Roi de France: 1483-1498


Valois-Orléans:

- Louis XII le Père du Peuple, Roi de France : 1498-1515

Valois-Angoulême:

- François 1er, Roi de France: 1515-1547
- Henri II, Roi de France et Duc de Bretagne : 1547-1559
- François II, Roi de France : 1559-1560
- Charles IX, Roi de France : 1560-1574
- Henri III, Roi de France : 1574-1589


Bourbons:

- Henri IV le Grand, Roi de France et de Navarre*** : 1589-1610
- Louis XIII le Juste, Roi de France et de Navarre : 1610-1643
- Louis XIV le Grand ou Dieudonné, Roi de France et de Navarre : 1643-1715
- Louis XV le Bien-Aimé, Roi de France : 1715-1774
- Louis XVI le Bien-Aimé ou le Roi-Martyr, Roi de France et de Navarre puis Roi des Français à partir de 1791 : 1774-1792
- Louis XVIII, Roi de France : 1814-1824
- Charles X, Roi de France : 1824-1830


Bourbons-Orléans:

- Louis-Philippe, Roi des Français : 1830-1848







* La Neustrie est le royaume franc qui couvrait le nord-ouest de la France actuelle, et avait pour capitale Soissons. Néanmoins, il semble que le terme de Neustrie (dérivé de Niuster « le plus récent ») ne soit apparu qu'un siècle après la création du royaume.
La Neustrie avait été créée lors du partage qui suivit la mort de Clovis Ier, en 511, et revint à Clotaire Ier.
** Durant la période mérovingienne, l'Austrasie désignait un royaume franc couvrant le nord-est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu'aux bassins moyen et inférieur du Rhin. La capitale en fut d'abord Reims, puis Metz. Les habitants de l'Austrasie étaient les Austrasiens.
Ce royaume est apparu à la mort de Clovis en 511, lorsque le territoire de celui-ci est partagé entre ses fils. Berceau de la dynastie carolingienne, l'Austrasie disparaît avec le dernier roi mérovingien (751), pour être intégrée dans le grand royaume franc que réunirent Pépin le Bref et Charlemagne.
*** Le titre de roi de France et de Navarre est un double titre royal que portèrent les rois de France et les rois de Navarre pendant deux siècles, à compter d'Henri IV de France (qui était aussi Henri III de Navarre), jusqu'à la prise du titre de roi des Français par Louis XVI de France en 1789.
Dynastie des roys de France.

# Posté le mercredi 26 mars 2008 10:52

Le Refus de la République pour le bicentenaire.

Le Refus de la République pour le bicentenaire.
A nouveau, et pour la dernière fois je pense, je vous fais part d'un article digé par Jean Raspail dans Le Figaro le 21 décembre 1992.


"Le 21
janvier 1793, place de la Révolution, aujourd'hui place de la Concorde, à 10.22 du matin, Charles-Henri Sanson, le bourreau, accomplit son affreuse besogne. Ensuite sont fils, Henri Sanson, trouva l'abominable courage d'empoigner par les cheveux la tête tranchée du roi et la brandit comme un trophée.

L'
homonymie est singulière et j'en tire, évidemment, aucune comparaison déplaisante, mais c'est M. Sanson, préfet, directeur du cabinet de M. le préfet de police, qui a notifié par deux fois au comité que j'ai l'honneur de présider et qui est soutenu par vingt-quatre personnalités prestigieuses, le refus de M. le préfet de police d'autoriser la commémoration que nous souhaitions - que nous souhaitons toujours - organiser place de la Concorde, dans le recueillement, la dignité, et hors de toute préoccupation politique.
Dans
ces mêmes colonnes, en janvier dernier, j'avais lancé un appel, largement repris ailleurs, pour que ce bicentenaire ne soit pas oublié. Notre projet était simple et ne menaçait pas l'ordre public: délimiter unrimètre sacré à l'emplacement de l'échafaud, du 21 au 24 janvier, et inviter ceux qui le souhaiteraient à venir y déposer des fleurs aux jour et heure de leur choix. En dépit d'interventions multiples du cabinet du maire de Paris, le préfet a tranché: non. Motif avancé: "Le caractère sauvegardé du site de la place de la Concorde entraînant une position de principe constante de refus d'autorisation...", Voire!
E
t SOS Racisme? Encore n'est-ce pas la seule dérogation connue...

J'
ai donc posé une seconde demande, plus modeste, avec l'appui renouvelé de la mairie de Paris, limitant cette commémoration à la seule journée du jeudi 21 janvier. Le couperet est encore tombé: non. Et le préfet de nous inviter à aller "manifester" autre part, comme si l'emplacement de l'échafaud, site unique du sacrifice, pouvait être déplacé çà ou là selon la volonté des autorités. A cela j'ai le devoir de répondre que le roi Louis XVI est mort pour la France place de la Concorde et non ailleurs, et que c'est place de la Concorde que, pour ma part, je serai, avec ceux des membres du comité d'honneur qui auront décidé de s'obstiner, le 21 janvier prochain, à 10.22. Peut-être n'y serons-nous pas seuls... Et qui sait si, d'ici là, le préfet n'aura pas changé d'avis? Je le lui demande. Nous le lui demandons, au nom du sang versé autrefois par un roi qui a pardonné.
N
ous souhaitons également, dans notre coupable naïveté, une cérémonie religieuse nationale à Notre-Dame de Paris, cathédrale et symbole de notre foi et de notre pays. Cela n'a pas é possible.
Je c
rois que c'est le mot "national" qui a heurté M. le Cardinal Lustiger. Je comprends et je respecte ses raisons, qu'il m'avait exprimées de vive voix en des termes qui n'étaient pas précisément paternels. Je le dis parce que je dois des réponses vraies à nos dizaines de milliers de correspondants. C'est donc à Saint-Germain-l'Auxerrois, le samedi 23 janvier, avec l'accord du Cardinal qui sera absent de Paris ces jours-là, que nous avons replié notre cérémonie religieuse nationale, qui prendra la forme d'une messe pontificale de Requiem précédée, le 20 janvier au soir, à la basilique Saint-Denis, d'une veillée de prières à la mémoire du roi Louis XVI.

Il
est important de souligner qu'à l'instigation de notre comité, plusieurs évêques ont accepté d'ouvrire leur cathédrale le 21 janvier, notamment à Strasbourg, Bordeaux, Chartres, Nantes, Cahors, Tournai... A Versailles, c'est sur l'initiative du maire et de l'évêque qu'un service sera célébré en présence de Mgr. le comte de Paris, le président de la République y ayant été officiellement invité! Mgr. le duc d'Anjou, pour sa part, sera sans doute présent à Saint-Denis le 21 janvier. Il y a un peu d'éparpillement. Même à l'occasion de ce bicentenaire, les différences restent marquées. C'est dommage. Peut-être qu'en 2093...
Ma
is au moins, durant toute la semaine du 17 au 24 janvier, aux alentours de la Concorde et tout à fait légalement, grâce aux dons reçus par notre comité, le testament de Louis XVI, ce testament de pardon et d'innocence sera-t-il affiché aux yeux de tous?..."




Jean Raspail.

# Posté le mercredi 26 mars 2008 09:28

Le Royalisme: une idée de toute époque.

Cet entretien que je vais vous rapporter a été publié dans Insurrection, en l'an 2000 pour la sortie du Roi au-delà de la Mer de Jean Raspail.



Insurrection - Dans La Hache des Steppes notamment, vous racontez vos voyages à la recherche des peuples oubliés et de leurs "derniers survivants encore doués de mémoire". Le Roi au-delà de la Mer est-il une façon de nous rattacher par le rêve à notre imaginaire national, avant qu'il ne soit trop tard?
Jean Raspail - Ce qui me frappe c'est l'éloignement complet de l'idée royale de l'imaginaire français. On s'arrache les magazines comme Gala ou Point de Vue, mais ceci n'a rien à voir. Ce pseudo-engouement à l'égard des rois et des familles régnantes est un engouement de midinette. Si la royauté doit se placer à ce niveau-là, il faut tout arrêter.

Maurras définissait la civilisation comme un capital et un capital transmis. Quel rôle assignez-vous à la littérature dans cette transmission?
Actuellement ce qu'il en reste a un rôle essentiel. Ce n'est pas par les médias que cela va se faire. La civilisation française doit se transmettre par la littérature. Je crois dans ce sens à l'importance du roman. On est envahi d'essais sur tout et n'importe quoi. Tous les hommes politiques pissent de l'encre. Je pense que la forme romanesque est une façon d'aborder les choses moins didactique, plus libre. Le roman est également fait pour se cultiver et se distraire. Aujourd'hui, des auteurs comme François Taillandier ou Houellebecq représentent cette puissance du roman. C'est aussi une façon de parler des choses quand on est découragé...

Comme Sire, votre livre est un acte de foi. C'est aussi un acte d'espérance?
Dans l'absolu, certainement. Il y a encore énormément de gens, en dehors du noyau militant, qui, au fond de leur coeur et de leur âme, sans l'exprimer, savent qu'il leur manque quelque chose. Il y a un vide. Il y a quelque chose de sacré dans le pouvoir. Il faut sortir les hommes de leur niveau misérable. L'étincelle de sacré transcende les hommes. Ce n'est même pas le pouvoir royal qui le garantit, c'est une présence royale.

Vous terminez votre ouvrage en parlant du devoir d'insurrection contre le nouvel ordre mondial. Jean Raspail lieutenant-général?
Non. Je ne suis pas un théoricien. Je suis écrivain, romancier, avec des convictions. Je suis persuadé que devant l'immense pression des médias qui infligent un consensus mou, un petit minimum garanti de progrès, de religion, de confort, si l'on veut que le pays continue à exister, il faut trouver des formes d'insurrection. Pas forcément armées. Mais de véritables insurrections. Des refus. Pas des réunions tranquilles. Quelque chose me travaille beaucoup, c'est le royaume parallèle, que j'ai à peine effleuré dans cet ouvrage. Je me demande si au cours du XXIe siècle, le roi qui voudrait être reconnu roi de France ne devrait pas plonger dans l'exil, dans une sorte de maquis et fédérer presque clandestinement ce qui resterait de sain dans le pays. Il y a un pouvoir moral qui manque dans ce pays. Tout tourne autour de l'économie. Il faudrait qu'il y ait un fédérateur de tout ça. Il faut des actions symboliques et des insurrections.

Au terme de ces adjurations au Prince, quels conseils donneriez-vous à un royaliste de vingt ans?
Il a bien de la chance d'être royaliste. C'est la seule position tenable. "Confortable" même. On est bien dans cette position, on n'est pas en contradiction avec soi-même. Et ce n'est pas seulement une position politique. Elle est aussi religieuse, philosophique, éthique. C'est presque tout un art de vivre et de penser. C'est un tout. Pas de Dieu, pas de Roi, de toute façon. L'espoir de voir les choses aboutir est un autre problème... En attendant, il pourrait secouer un peu son prince!
Le Royalisme: une idée de toute époque.

# Posté le mardi 25 mars 2008 14:05