Comme premier véritable article polémique, je commencerai par une critique de l'anarchie et du communisme. Beaucoup reconnaitront là ma personnalité, toujours la même qu'avant, mais je parlerai ici, comme j'en ai maintenant l'habitude, de manière respectueuse des avis de mes opposants et de manière explicite, parfois piquante et irritante, mais voulue, et non injurieuse. Encore une fois, je respecte parfaitement ceux et celles qui adoptent ces systèmes politiques, ainsi que leur avis, mais ce n'est pas forcément pour autant que j'approuve et comprends ces choix.
Je m'efforcerai d'être le plus vrai et le plus juste possible dans mes dires, que ce soit au niveau historique ou au niveau humain. C'est pourquoi je vous demanderai, si vous souhaitez laisser un commentaire, de faire de même.
Je commencerai par l'anarchie, qui est, pour moi, une totale aberration. En tout premier lieu, je tiens à souligner le fait que l'homme soit un « animal politique » selon les termes d'un très grand : Aristote. D'après les propos d'Alain, il nous « faut penser à la politique ; si nous n'y pensons pas assez, nous serons cruellement punis. » De là donc, l'homme, par essence, a besoin de la politique, a besoin d'avoir quelqu'un au-dessus de lui pour pouvoir l'aider dans sa vie, le guider, voire lui dicter le comportement approprié. Depuis la préhistoire, l'homme se subalterne à d'autres qui peuvent mieux l'éclairer dans ses besoins, ses choix et ses actes. Or l'anarchie, ou plutôt l'anomie, est (par son origine étymologique) l'absence d'autorité, l'absence de ce qui est premier, et, par extension, l'absence de politique. L'anomie se caractérise donc comme une disparition totale de tout système politique. Ce qui serait, pour l'humanité, un véritable désastre, une implosion, une autodestruction inéluctable et irréversible. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que si une société, quelle qu'elle soit, est lâchée en liberté totale, ou plutôt en liberté excessive, cette société disparaitrait d'elle-même pour laisser place à un immense attroupement désordonné d'hommes, et les hommes la constituant seraient comme des électrons libres dans un élément conducteur : ils bougeraient en tous sens et se heurteraient sans cesse. Or nous savons tous que « la liberté de chacun s'arrête là où celle de l'autre commence. » Et l'anomie nous prive, de par son essence même, de toute liberté. En effet, si chacun est libre de faire ce qu'il désire, et connaissant tous les vices et les travers des hommes, chacun est libre de faire ce qu'il désire au dépend de son prochain. C'est donc un empiètement sur la liberté de l'autre, et par là donc, une suppression de notre respect envers autrui et de notre liberté propre. L'anomie est donc totalement utopiste, et ne vaudrait que dans le cadre d'une humanité sans défaut et sans vice, en particulier sans le vice de l'égoïsme. J'insisterai aussi sur l'abomination des anarchistes contemporains eux-mêmes. En effet, si l'on tape « anarchie » sur internet, on tombera forcément sur ce slogan : « Ni Dieu, ni maître » (et encore, la majuscule au mot « Dieu » n'est pas de rigueur). Les philosophes de l'anarchie, comme Clastres ou Proudhon, suggéraient ce slogan, c'était là le résumé extrême de leur doctrine, puisque croire en Dieu ou avoir un maître est l'opposé de l'idéologie anarchiste. Cependant, il est de bon ton de pointer du doigt les exactions des « descendants » de ces philosophes : en effet, ce slogan n'est plus une suggestion, mais est devenu une imposition. L'anomie devient dictature puisqu'on nous impose un modèle de pensée qui n'est pas forcément le nôtre. De là donc est venu le sens si péjoratif du mot « anarchie » qui signifie plus « chaos » que « liberté ». La liberté est une conquête que l'on doit mener, elle ne s'achèvera d'ailleurs qu'à notre mort. La liberté absolue n'existe pas de notre vivant terrestre. La liberté ne doit pas être une imposition, ou même, ne doit pas devenir une liberté égoïste, basée sur le bien de sa propre personne et sur un je-m'en-foutisme outrancier de l'autre. L'anomie ne sera donc jamais possible sur Terre, et si, par malheur, l'Homme y sombre, cela signifiera une disparition de l'espèce humaine.
Pour ce qui est maintenant du communisme, je tiens tout d'abord à rappeler quelques faits historiques : le communisme, c'est près de 160 millions de morts jusqu'à aujourd'hui (et ce nombre ne fait qu'augmenter), c'est entre 50 et 80 millions de morts par le stalinisme, c'est entre 40 et 60 millions de morts par le régime soviétique après le stalinisme, c'est entre 10 et 40 millions de morts par les différents régimes instaurés partout sur la planète (Cambodge et ses Khmers rouges, Viêtnam, Corée du Nord, Cuba, Birmanie etc...), et c'est environ 15 à 20 millions de morts par le régime maoïste, et j'en oubli beaucoup. Les exactions des régimes communistes sont nombreuses à travers le monde : Printemps de Prague en ex-Tchéquoslovaquie, révolution intellectuelle en Chine, blocus de Berlin ou mur de Berlin en ex-RDA, envahissement de l'Afghanistan ou encore guerre en Tchétchénie par l'URSS, génocide cambodgien par les Khmers rouges (ou révolution intellectuelle cambodgienne), crise de Cuba par l'URSS, guerre de Corée par la Corée du Nord, la Chine et l'URSS, écrasement des oppositions en Birmanie par la junte, coups d'Etats ou autres putsch manqués en Colombie par les Farcs, répressions à Budapest par l'URSS, répression de l'opposition en Pologne par l'URSS et le parti communiste polonais, précarité jamais égalée pour un pays d'Europe en Roumanie par Ceauçescu, l'asservissement des peuples et le développement inégalable de camps de concentration dans tous les pays contrôlés par le parti de la Première Internationale. Bref, le communisme, à lui seul, bat tous les systèmes politiques réunis pour le nombre de ses morts et de ses méfaits. Cependant, pourquoi cette idéologie a-t-elle autant de succès, n'est remise en cause par aucun homme politique, et agit de manière aussi atroce ? Tout simplement parce que les hommes politiques, et les peuples en général, se laissent berner et bercer par la douce mélodie de l'idéologie communiste, et ne prêtent aucunement attention à ses dirigeants. Ils s'attachent aux belles paroles et au discours, et absolument pas à l'arrière-fond et aux méfaits. Si l'on remonte aux sources, à Marx et à Engels, le communisme est un système politique où chacun est l'égal de l'autre, où chacun est libre, où tous ne font qu'un, où travailler devient un plaisir et un besoin vital à la survie de tous plutôt qu'une corvée pour combler un besoin nécessaire singulier, où l'homme est identique à la femme, où chacun est libre d'évoluer et de penser comme il le veut, où tous mettent en commun leurs biens et leurs gains. Sur ce point, on peut donc s'accorder en disant que Jésus était le premier marxiste de l'histoire, ou plutôt, que le marxisme est une chrétienté inspirée mais aussi développée et athée. Mais alors pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas ? Nous en revenons toujours au même problème : les vices et les défauts de la condition humaine. En effet, l'égoïsme, la soif de pouvoir, l'avidité, l'avarice, la cupidité, l'idiotie, l'absence de culture, la méchanceté, la cruauté sont des caractéristiques de l'homme. Le communisme devient donc totalement utopiste et inapplicable, il devient un Idéal, non plus une idéologie. Mais l'homme ne l'a pas compris, il s'obstine à vouloir se prouver qu'il a raison alors qu'il ne pourra jamais instaurer un tel régime et qu'il restera pour toujours un rêve. Marx et Engels avaient en effet omis une chose, simple mais non moins essentielle : l'homme n'est qu'un homme. Nous pouvons donc très justement conclure que dès qu'il y aura instauration d'un régime communiste dans un pays, il y aura installation d'une propagande, d'un parti unique, d'un endoctrinement, d'un asservissement des peuples, d'une répression systématique de l'opposition, d'un mode de pensée unique, d'un culte de la personnalité, d'une disparition totale de toute liberté et de la culture, d'un développement de la précarité des conditions de vie et d'un fatalisme excessif et désespéré du peuple. Le communisme fait donc parti des idéologies inapplicables à la condition humaine, et il fera toujours parti des régimes politiques condamnables, au même titre que le nazisme ou le fascisme.
J'espère ne pas avoir été offensant, je vous souhaite à tous une bonne nuit.
VDVRVF.